YU XIN
Fudan University, History, Faculty Member
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L’auteur de cet article s’intéresse à l’impact des croyances indigènes chinoises et des idées étrangères sur le croisement du bouddhisme ésotérique et du taoïsme. Il étudie les pratiques religieuses qui témoignent des liens entre... more
L’auteur de cet article s’intéresse à l’impact des croyances indigènes chinoises et des idées étrangères sur le croisement du bouddhisme ésotérique et du taoïsme. Il étudie les pratiques religieuses qui témoignent des liens entre astrologie et divination, des échanges entre l’astronomie occidentale et orientale, et du rapprochement de la magie taoïste des pratiques du bouddhisme ésotérique consacrées à éloigner ou à conjurer le mauvais sort. Le témoignage principal examiné est le manuscrit Dunhuang Ch. liv.0033, « Talisman dhāraṇī pour l’offrande à Ketu et à Mercure, divinités planétaires du Nord » 計都星•北方 辰星供養陀羅尼符, qui illustre une combinaison de rituels tantriques, de dhāraṇī, et de talismans taoïstes.
En outre, l’auteur soutient que les croyances médiévales vis-à-vis de la constellation des divinités regroupent un ensemble d’influences religieuses, parmi lesquelles la notion de correspondance entre les hommes et le ciel, les idées taoïstes, et celles du bouddhisme ésotérique. Les théories et la technologie de l’astrologie occidentale ont été introduites en Chine par des astronomes perses, sogdiens et indiens au cours des dynasties Wei (220-265) et Jin (265-420). Ces premiers fondements ont alimenté un nouveau développement syncrétique au milieu de la dynastie Tang (618-907). La notion des Neuf luminaires a été transformée en concept chinois et assimilée aux croyances astrologiques traditionnelles et aux notions des fangshu 方術 concernant la conjuration du mauvais sort. Sous la dynastie Tang, les fidèles croyaient que le port de talismans et d’images de la planète qui leur était associée les aiderait à éloigner tout malheur provenant des cieux. Dans les peintures de Tejaprabhā bouddha et d’autres luminaires, on constate que les peintres chinois avaient développé leur propre façon de représenter la vénération des étoiles. Ch. liv. 0033 nous propose enfin un excellent exemple de l’interaction entre la culture occidentale et orientale et de l’intégration du bouddhisme et du taoïsme.
En outre, l’auteur soutient que les croyances médiévales vis-à-vis de la constellation des divinités regroupent un ensemble d’influences religieuses, parmi lesquelles la notion de correspondance entre les hommes et le ciel, les idées taoïstes, et celles du bouddhisme ésotérique. Les théories et la technologie de l’astrologie occidentale ont été introduites en Chine par des astronomes perses, sogdiens et indiens au cours des dynasties Wei (220-265) et Jin (265-420). Ces premiers fondements ont alimenté un nouveau développement syncrétique au milieu de la dynastie Tang (618-907). La notion des Neuf luminaires a été transformée en concept chinois et assimilée aux croyances astrologiques traditionnelles et aux notions des fangshu 方術 concernant la conjuration du mauvais sort. Sous la dynastie Tang, les fidèles croyaient que le port de talismans et d’images de la planète qui leur était associée les aiderait à éloigner tout malheur provenant des cieux. Dans les peintures de Tejaprabhā bouddha et d’autres luminaires, on constate que les peintres chinois avaient développé leur propre façon de représenter la vénération des étoiles. Ch. liv. 0033 nous propose enfin un excellent exemple de l’interaction entre la culture occidentale et orientale et de l’intégration du bouddhisme et du taoïsme.
